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Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire/ le GPS investit Guillaume Soro dans un climat de suspens généralisé

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Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire/ le GPS investit Guillaume Soro dans un climat de suspens généralisé

unite.ci, Abidjan le 13 septembre 2020 : Viendra ou ne viendra pas ? Pendant un peu plus de quatre heures, les organisateurs de la convention d’investiture de Guillaume Soro se sont amusés avec la rumeur d’un retour imminent de leur leader, tenant en haleine les quelque 600 sympathisants regroupés dans la salle de réception de l’hôtel Belle Côte. « Il va revenir ! », promet-on à la tribune. « D’ailleurs, qui nous dit qu’il n’est pas déjà là, à Abidjan ? ». La salle bouillonne et certains commencent à y croire dur comme fer. « Il va débarquer, c’est sûr », chuchote un jeune homme à son voisin.

Malgré un dernier subterfuge de la porte-parole de Générations et peuples solidaires, Minata Zié, invitant l’auditoire à fixer la porte d’entrée, le scénario hollywoodien n’aura pas lieu. Et si son portrait trône en 4 par 3 au dessus de la scène principale, si son nom est mis à l’honneur par tous les intervenants, Guillaume Soro n’apparaît pas parmi les siens. Les membres de la « galaxie soroïste » – constellation de partis politiques, mouvements, club de soutiens ou associations pro-Soro – n’auront même pas de quoi se consoler avec une intervention vidéo de celui qu’ils surnomment « Président ».

Ancien chef rebelle, ex-Premier ministre (2011-2012) et ex-président de l’Assemblée nationale (2012-2019), Guillaume Soro vit en France depuis qu’un mandat d’arrêt a été émis contre lui en décembre 2019 par la justice ivoirienne. Il a également été condamné à 20 ans de prison in absentia en avril dernier pour « recel de détournement de deniers publics », une décision judiciaire que ses partisans jugent infondée et politiquement motivée.

Outre les louanges qui lui ont été adressées, la convention a été marquée par la minute de silence en hommage aux victimes des manifestations du mois d’août en Côte d’Ivoire, et par les appels répétés à la libération des parlementaires et militants du mouvement, dont 14 sont emprisonnés depuis un peu plus de huit mois.

François Hume-Ferkatadi / RFI

 

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