Unite.ci : Mamadou Traoré, Préfet hors grade et directeur général de l’Institut national de la formation sociale ( Infs) a levé un coin de voile sur la confusion entre son nom et celui de son prédécesseur qui est proche de Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale. Dans cet entretien, il relève son soutien sans faille aux actions gouvernementales et surtout les actes qu’il pose au plan sanitaire, scolaire et sportif dans le Gbêkê, sa région d’origine.

La rencontre entre Emmanuel Macron, président de la République française avec des jeunes africains, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Quel est votre avis sur cette question ?
Je voudrais saluer l’initiative des autorités françaises d’inviter des jeunes africains dans le cadre du sommet Afrique-France. Je félicite également les jeunes choisis pour représenter l’Afrique dans toute sa diversité. J’ai apprécié leurs interventions, particulièrement celle du représentant de la Côte d’Ivoire. Mais, voyez-vous, nous sommes dans un monde de globalisation et dans cette globalisation, il n’y a pas de paternité. Il n’ y a pas d’ intérêts et de rapports de force. Le père de la Nation, feu Félix Houphouët Boigny avait dit qu’il mettait tout en place dans le cadre de la formation pour que demain, le jeune ivoirien puisse discuter d’égal à égal avec les autres du monde entier.Nous encourageons donc nos jeunes à être plus ambitieux pour sortir l’Afrique de sa situation actuelle.
Votre nom se confond avec celui de Mamadou Traoré, ex-directeur général de l’Infs, par ailleurs proche de Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale. Qu’en est-il ?
En Afrique, et particulièrement en Côte d’Ivoire, il arrive fréquemment qu’on retrouve les mêmes noms chez les populations du même groupe ethnique. Notamment chez les Akan et chez les Malinké. Au cours des concours et examens, vous retrouvez les mêmes noms plusieurs fois et la différenciation se fait par l’affiliation ou par la date de naissance. Dans notre cas particulier, j’ai le même nom que mon prédécesseur bien que nous ne soyons pas de la même région. Je vous ai dit que je suis Préfet hors grade et en tant que tel, je ne peux qu’accompagner les actions gouvernementales et appliquer à la lettre les décisions qui y sont rattachées. Donc je soutiens le chef de l’Etat dans toutes ses actions. A cet effet, pour prolonger les actions du Président de la République sur le terrain, j’ai initié plusieurs activités dans le domaine scolaire, sportif et sanitaire dans la région du Gbêkê dont je suis originaire.
Entretien publié par Paul Arnaud

