Je suis Samuel Yao Kouadio poète-ecrivain, essayiste et chroniqueur, chargé de la communication de la Délégation communale PDCI-RDA Bouaké Koko et conseiller politique du Vice-président Nestor KOUADIO Kouadio du PDCI-RDA.

unite.ci, Bouaké le 12 août 2020 : <<Je suis Samuel Yao Kouadio poète-ecrivain, essayiste et chroniqueur, chargé de la communication de la Délégation communale PDCI-RDA Bouaké Koko et conseiller politique du Vice-président Nestor KOUADIO Kouadio du PDCI-RDA.
Dans la guerre, l’horizon n’est que l’effet d’un désir mal apprécié, d’un aveuglément où les sujets croient être les acteurs où les appeleurs croient être les appelés. D’ordinaire, c’est à l’affamé de réclamer l’eau, la sauce et le riz mais, ici, c’est l’eau, la sauce, et le riz qui réclament l’affamé. Il faut reconvertir notre dire pour le préserver contre le retour éternel du déni qui pourrait se dévoiler comme scène tragique pour s’écrire avec son sang.


Entre la fantasmagorie des mots et l’opacité de la gestion de la vie sociale, la guerre prend l’allure d’une manipulation, d’une instrumentalisation pour la conservation du pouvoir. L’évidence est que les significations des discours bruyants varient selon la personne qui parle. Quand vous entendez un jeune homme comme Touré Mamadou aujourd’hui parler, il est raisonnable et juste que j’aie le droit de détruire ce qui me menace de destruction, pour parler comme John Locke. Si je mens, que le soleil ne se lève pas demain à l’est.
A travers ces usages conflictuels, apparaît clairement que la politique  en tant que lutte pour le pouvoir, passe nécessairement par le milieu du langage, forgé par une idéologie toujours dangereuse.
A l’analyse, les discours guerriers des disciples du président depuis un certain temps témoignent de la nudité du politique qui cherche malencontreusement à prouver que la fin justifie les moyens même si cette fin a une figure hideuse, même si cette fin doit précipiter sa propre fin pour avoir un gain éphémère. 


On se fait de la politique l’idée d’une lutte acharnée pour la conservation du pouvoir en utilisant une << prétendue rationalité communicationelle >> pour donner un illusoire bonheur au peuple dont le mirage est la critique qui doit pouvoir éliminer les rivaux. Mais, ceux qui critiquent en usant de la violence langagière, sans pouvoir faire advenir à jour la lumière étincelante de la Sérénité, ceux-là sont la plaie de la politique en même temps son assassin. Nous sommes tous responsables du déséquilibre social en Côte d’Ivoire, et nous avons tous intérêt à nous battre pour assurer à nos progénitures une société meilleure.
C’est pourquoi, Ivoiriennes Ivoiriens, il faut apprendre à voir, il faut apprendre à penser, il faut apprendre à parler et à écrire… Apprendre à voir, habituer l’oeil à laisser venir les choses (…) à la pensée. Ne pas réagir immédiatement à une séduction, mais savoir utiliser les instincts qui enrayent… et qui clôturent… Apprendre à voir, c’est ce que le langage appelle la pensée forte : l’essentiel c’est précisément de ne pas <<vouloir>>, de pouvoir suspendre la décision, douloureuse fut cette suspension.


Alors, Monsieur le président Alassane Ouattara, veuillez m’ecouter et ne <<voulez>> pas, veuillez suspendre voire avorter votre projet en cours.
Je vous invite à plus de responsabilité monsieur le Président.C’était moi. Jeudi est un autre jour.Les jeunes gens ont déjà acheté les laikais, ils vont en faire bon escient.
Je sais avertir, mais je ne sais pas venir au secours>>.

Samuel Yao Kouadio, alias Kirikou21,   sercom du  PDCI  Délégation de Kobo Bouaké

 

 

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