Unite.ci, Abidjan le 4 novembre 2021 : La fondation Dia Houphouët Augustin a organisé ce jeudi 4 novembre 2021 dans un hôtel de la place un ¨panel de haut niveau¨ avec pour thème « l’exploitation des industries extractives , mines, pétrole et gaz en Côte d’Ivoire : enjeux, défis et opportunités », en vue de dégager des perspectives de solution dans la lutte contre la pauvreté et la mauvaise gouvernance en Côte d’Ivoire.
L’Honorable Yohou Dia Houphouët Augustin Armand, Député de la nation et président de la Fondation qui porte son nom c’est réjoui d’avoir participé à cet échange qui selon lui a servi à dénoncer les travers ¨dans le secteur des industries extractives (mines, pétrole et gaz) ¨. Il a affirmé que « les ivoiriens doivent constituer 75% de la masse salariale dans les entreprises minières et pétrolières. Les multinationales importent de la marchandise que nous avons dans nos locaux, cela engendre une énorme fuite de capitaux et a un impact négatif sur notre économie. Il faut que nous prenions conscience, plus il y a des expatriés plus Ça coûte cher.» a-t-il signifié
A l’en croire, la question du développement de l’industrie extractive ne doit pas faire l’objet d’une concurrence de parti politique. « Il faudrait écouter les idées. Ne pas refouler les propositions de l’opposition, car il s’agit de la Côte d’ivoire. Il ne faudrait pas que les décisions tournent autour d’une personne. Sortons de tout ce brouhaha. » A-t-il dénoncé.
Lors des échanges, le Dr Ahoua Don Mélo, ex ministre dans le gouvernement ivoirien a salué cette initiative de la fondation. Puis il a affirmé que les multinationales font du ¨PUR CAPITALISME¨. A l’entendre, ce fléau est la cause d’une absence d’accord de coopération et de manque de volonté politique. Il a aussi lancé un appel aux autorités politiques ainsi qu’à la société civile. À ce stade, dira- « il est nécessaire qu’une prise de responsabilité collective manifeste, prendre courage et veillez au respect des lois. Gardons jalousement nos ressources ».
A la suite du Dr AHOUA Don Melo, Mr Tahi Bi Jonas ex inspecteur du travail a proposé la restructuration de l’orpaillage clandestin puis qu’il reste selon lui une entreprise fictive que l’Etat n’arrive toujours pas à cerner. Pour lui, l’Etat devrait renforcer cette activité et lui procurer un soutien à tout niveau car elle peut être génératrice d’emplois.
« Je suis honoré d’avoir participé à cet échange profitable. Le développement local est au-delà de la politique. A travers ce panel, les ivoiriens doivent prendre leurs responsabilités face aux problèmes que rencontrent l’économie ivoirienne. Cela est le début d’une lutte économique » a conclu Monsieur Tahi Bi Jonas en sa qualité de Président de la cérémonie .
Brou Agnès FOSSOU (stagiaire)

