Unite.ci : <<La femme correcteur face aux défis du genre, rôle au sein des organes de presse>>.
Ce thème était au centre d’une rencontre d’échange entre les membres du Réseau des femmes correcteurs de Côte d’Ivoire (RECOFCI), ce dimanche 17 Octobre 2021 à Yopougon.
C’était à l’initiative de Mme Gnagne Ly, présidente de ladite organisation et sous la présidence de Mme Yao Viviane, directrice de publication de l’Héritage. Kragbé Muriel et Angèle Palé membres du REFCOCI, se sont aussi prononcées autour du sous- thème: « Comment valoriser le métier de correcteur ».
L’objet de cette rencontre visait par ailleurs à analyser les défis auxquels sont confrontées les femmes correcteurs .
Selon Mme Yao Viviane, directrice de publication de l’Héritage , le correcteur occupe une place prépondérante au sein de toute organisation en général et en particulier, celle des organes de presse dont l’œuvre est basée essentiellement sur les écrits. Cette profession contribue à la bonne élaboration de toute production écrite.« Le correcteur a un rôle essentiel dans la chaîne du livre, donc au sein des organes de presse en ce sens qu’il impacte sur la qualité des productions», a-t-elle affirmé lors de son intervention.
Poursuivant, Yao Viviane a fait savoir que « la correction est un métier à part entière, c’est-à-dire qu’il est au même niveau que celui du journaliste. Ainsi, cela suppose que le correcteur doit avoir une solide culture générale, car il voit ce que les autres ne voient pas. Il faut vulgariser l’image du correcteur au sein de nos sociétés. Il faut valoriser cette profession par la qualité de notre travail car c’est un métier à part entière», a-t-elle expliqué.
Gnagne Adrienne Ly, présidente du Réseau des femmes correcteurs de Côte d’Ivoire (Refcoci) a souligné à son tour, les défis auxquels sont confrontées les femmes correcteurs dans l’exercice de leurs fonctions. Le constat le plus patent est le fait pour les entreprises de presse, d’occulter le maillon essentiel du livre qu’est le correcteur. D’où, selon elle, l’origine des incorrections, des impropriétés et autres barbarismes dans tous ce qu’on lit.« Le défi qui nous reste à relever, c’est de nous mettre en valeur, nous imposer au sein de cette chaîne du livre, c’est-à-dire aller dans les institutions, les universités, pour leur proposer nos services. Corriger les mémoires, les articles avant leur publication», a-t-elle souligné.
C’est en juin 2019 qu’a été porté sur les fonts baptismaux le Réseau des femmes correcteurs de Côte d’Ivoire. Avec à sa tête Gnagne Adrienne Ly, Correcteur au groupe Fraternité Matin. L’objectif de ce réseau est de promouvoir le genre, sensibiliser au bon usage des mots et expressions, s’entraider en vue d’améliorer la qualité du travail de la femme correcteur au sein des entreprises de presse.

