unite.ci, Abidjan le 2 décembre 2020 : La Côte d’Ivoire, signataire de la Convention de Minamata, a décidé de la mettre en application. Un  atelier visant à éliminer le mercure et ajoutés,  été organisé par la Direction générale du Développement durable

Côte d’Ivoire : Renforcement de capacités pour la lutte contre les déchets dangereux/ Le Dg du Développement durable Dr Gustave Aboua prône l’élimination du mercure

La mise en application de la Convention de Minamata demande des moyens, dont dépend le renforcement de capacités. C’est pourquoi, le Ministère de l’Environnement et du Développement durable a copté l’Ong Centre africain pour la Santé environnementale (Case), pour organiser « le projet pour l’élimination des produits contenant du mercure et ajoutés ».

Du 1er au 2 décembre 2020 a eu lieu un atelier de renforcement de capacités à la Direction du Développement durable à Cocody-Riviera 3. Celui-ci découle du projet, financé par le Bureau européen de l’Environnement et l’Agence suédoise de conservation de la nature. Il vise à accompagner le Gouvernement ivoirien qui a signé la convention  en octobre 2013 et l’a ratifiée le 1er octobre 2019.

L’atelier est l’un des pans de sa mise en œuvre effective du combat mené contre le mercure ajouté. Les travaux ont pour objectif d’instruire les agents des Douanes et ceux du contrôle des produits. Durant ces deux jours, il a été question de montrer comment il faut procéder, pour que les produits entrant en Côte d’Ivoire soient sous contrôle. L’atelier permet en outre d’appuyer les actions de sûreté, qui vont permettre de savoir que le pays respecte les normes internationales liées à la convention. Des expériences de laboratoires, des exposés et une conférence sur le mercure et ses méfaits, ont permis aux auditeurs d’avoir une idée large sur le mercure.  « Respecter les obligations de cette convention met à l’abri les populations. Car, elles doivent consommer des produits sains. Et c’est l’un des défis du président Alassane Ouattara, qui a instruit le Gouvernement d’entreprendre de grandes réformes pour arriver à un résultat satisfaisant », a souligné Dr Gustave Aboua, le directeur général du Développement durable. Pour le directeur du projet, Dominique Bally Kpokro, responsable de l’Ong Case, le Gouvernement a à cœur d’assurer la sécurité de ces concitoyens. Il a donc plaidé pour que des moyens énormes soient mis à la disposition des agents pour un meilleur contrôle. « Je fais un plaidoyer à l’endroit du Gouvernement, afin qu’il mette à la disposition des agents de contrôle, le matériel adéquat qu’il leur faut. Et cela, en investissant dans les équipements et des laboratoires de contrôle », a-t-il annoncé. L’Ong Case est basée en Côte d’Ivoire et intervient dans 26 pays africains. Le siège est à Abidjan.

Delphine Bongro

 

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