Unite.ci : À l’occasion de son 35ᵉ anniversaire, l’Amicale des Jeunes de Botro Village à Abidjan et Banlieue (AJBVA) a rendu un vibrant hommage à ses mères et femmes membres, le samedi 11 juillet 2026 à Yopougon, lors d’une réunion spéciale organisée dans le cadre de la Fête des Mères.
Initialement prévue plus tôt dans l’année, cette célébration avait été reportée en raison de circonstances douloureuses ayant affecté certains membres de l’association. Elle s’est finalement tenue dans une atmosphère chaleureuse, empreinte de reconnaissance, de fraternité et de communion entre les filles et fils de Botro vivant à Abidjan et dans les communes environnantes.
Créée il y a 35 ans, l’AJBVA s’est imposée comme un véritable cadre de rassemblement et d’entraide pour les ressortissants de Botro établis dans le District d’Abidjan. Son président, N’dri Kouamé Magès, également 4ᵉ adjoint au maire de Botro, a expliqué que cette journée visait avant tout à reconnaître la place essentielle des femmes dans la vie et le rayonnement de l’organisation.
« Nous avons voulu faire venir nos femmes ici, les célébrer, leur rendre hommage et leur dire merci pour leur dynamisme au sein de notre association », a-t-il déclaré.
Revenant sur la genèse de l’amicale, le président a rappelé que l’AJBVA est née de la volonté des jeunes originaires de Botro de rester unis après leur installation à Abidjan.
« Nous sommes venus en aventure à Abidjan après avoir quitté notre village. Nous avons compris que seul, on est en difficulté. Il fallait se mettre ensemble pour créer cette solidarité et cette fraternité », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette vision repose sur trois valeurs fondamentales : l’entraide, la solidarité et le développement de Botro. Au fil des années, cette dynamique collective a permis à l’association de soutenir de nombreuses initiatives sociocommunautaires en faveur du village.
Toutefois, N’dri Kouamé Magès reconnaît que l’autonomisation économique des femmes demeure l’un des principaux défis de l’amicale.
« Beaucoup de nos membres ne sont pas des salariées permanentes. Ce sont des dames qui se débrouillent à travers de petites activités génératrices de revenus. Notre caisse n’est pas encore suffisamment solide pour leur apporter tout le soutien nécessaire », a-t-il regretté.
Face à cette réalité, l’AJBVA entend renforcer l’organisation des femmes autour de projets structurants afin de faciliter leur accès à des financements.
« Nous voulons créer des cadres d’échanges pour qu’elles puissent exprimer leurs besoins, se mettre ensemble et faire émerger des projets viables que nous pourrons accompagner », a annoncé le président.

Responsable des femmes dévouées de l’AJBVA, Solange Affoué N’Guessan a, pour sa part, décrit l’association comme une véritable famille où règnent convivialité et solidarité.
« L’AJBVA, c’est une famille. Quand tu viens aux réunions, tu as l’impression de te retrouver au village », a-t-elle confié.
Elle a lancé un appel à toutes les femmes originaires de Botro vivant à Abidjan et dans sa périphérie afin qu’elles rejoignent cette communauté.
OJL
