Côte d’Ivoire/ Enquête sur le mariage forcé et les violences conjugales : Le témoignage moignant d’une victime

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Unite.ci : Dans une société où les droits des femmes sont encore trop souvent bafoués, le récit de Koffi Ahou Angeline lève le voile sur les réalités douloureuses vécues par certaines femmes victimes de mariages forcés. Diplômée d’un BTS, cette jeune femme aurait pu mener une carrière stable et épanouie. Au lieu de cela, elle a été contrainte à une union dont elle ignorait presque tout, et dont elle cherche aujourd’hui à sortir la tête haute.

Après l’obtention de son bts. Victime et isolée à l’étranger, Koffi Ahou Angeline n’a pas renoncé à obtenir justice malgré les nombreuses recherches lancées par FK ( initiales de noms) à son encontre pour un mariage forcé. « J’ai besoin d’aide pour rendre mon histoire crédible », déclare-t-elle.

 

Angeline souhaite aussi que des cas similaires au sien de la société soient mis en lumière, pour montrer que son expérience n’est pas isolée, mais qu’elle s’inscrit dans une réalité plus large, souvent étouffée par le silence, la honte ou la peur des représailles.

 

Malgré l’exil, la séparation d’avec son fils et les stigmates invisibles laissés par des années d’abus, Angeline reste debout. Elle entretient un lien avec le père biologique de son enfant, un homme également des services des corps habillés aujourd’hui basé à Yamoussoukro au centre de la Côte d’Ivoire. Bien qu’ils n’aient pas de projets de couple, ils coopèrent pour le bien de leur enfant.

 

« On ne finit jamais d’apprendre », affirme-t-elle avec conviction. C’est pourquoi elle espère reprendre le chemin des études grâce à une équivalence, afin de se réinsérer professionnellement et redevenir actrice de sa propre vie. L’éducation, pour elle, reste une voie d’émancipation et d’autonomie.

 

Le témoignage de Koffi Ahou Angeline est un cri silencieux, celui de nombreuses femmes piégées par des traditions rigides, des mariages imposés et une justice qui tarde souvent à les protéger. Elle ne demande pas la charité, mais la reconnaissance. Pas la pitié, mais la solidarité.

 

Des structures associatives, des avocats spécialisés, des journalistes d’investigation ou des défenseurs des droits humains peuvent jouer un rôle essentiel pour faire émerger cette vérité. Toute documentation, toute trace, toute voix peut compter.

 

Koffi Ahou Angeline représente bien plus qu’une victime : elle est le symbole d’un combat pour la dignité, la liberté, et le droit de choisir sa vie. Aujourd’hui, son histoire sort de l’ombre, mais elle ne veut pas s’arrêter là. Elle veut qu’on l’écoute, qu’on l’aide à retrouver son fils, et qu’on fasse en sorte que plus jamais une femme ne vive cela en silence.

 

Tuo Tchang

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