Rififi sur le nouveau grand marché de Bouaké / Sara Sanogo, présidente de la FED-ACORE:« Pas de pas de porte pour un marché financé par l’État de Côte d’Ivoire ».

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Unite.ci : La présidente de la fédération des artisans et commerçants organisés pour la relance économique (FED-ACORE), Sara Sanogo a animé une réunion sur le processus d’acquisition des places sur le nouveau grand marché de Bouaké.

Sara Sanogo, présidente de la FED-ACORE

Cette réunion qui a rassemblé, une centaine de commerçants et artisans, a eu lieu, le vendredi 4 novembre 2022 au centre culturel Jacques Aka de Bouaké. Au cours des échanges, la présidente du FED-ACORE, Sara Sanogo a expliqué l’objectif de cette rencontre  :« Cette rencontre répond à la recherche de solutions pour nos préoccupations qui restent sans suite de la part des autorités, de la mairie et du ministère de l’intérieur. Nos préoccupations concernent, le manque de règlement intérieur du marché, le manque de contrat de bail, le manque de liste par filière d’activité vue que nous devons intégrer le marché par filière d’activité. Mais aussi, le manque de base de données car aujourd’hui nous ne connaissons pas les ayants droits au 8000 places du marché.

Nous déclarons que les pas de porte sont inégales en Côte d’Ivoire car on ne peut pas payer des pas de porte sur un édifice réalisé avec l’argent du contribuable ivoirien. Toutefois, nous sommes prêt à payer les locations de magasins mais la loi dit, deux mois de caution et deux mois d’avance. Alors, nous ne pouvons pas payer les pas de porte et les droits d’entrée car ils n’ont aucun fondement juridique. Par ailleurs, nous avons assisté à une réunion de comité de suivie en juillet 2022 et le ministère du commerce est opposé aux pas de porte mais le marché dépend du ministère de l’intérieur. Et le ministère de l’intérieur ne nous donne pas une position claire. » a t-elle indiquée avant d’ajouter que des résolutions ont été arrêtées au cours de cette rencontre :« Une délégation des responsables de filière va écrire une lettre ouverte que nous allons transmettre au préfet de région pour le président de la république. Ainsi, cette lettre comportera toutes les préoccupations dont le contrat de bail consensuel et légal, un règlement intérieur consensuel et légal, la liste par filières d’activités et l’affichage de toutes les places vendues et leurs acquéreurs car la structure de commercialisation informelle ne peut pas être la seule à savoir qui a acheté, qu’est-ce qui a été acheté et combien reste à acheter » a t-elle ajoutée.

 

Quant à la sénatrice Catherine Delon, par ailleurs vice-présidente de la chambre du commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, s’est proposée d’être un intermédiaire entre les parties prenantes afin de trouver des solutions idoines à ses préoccupations :« Je n’étais pas au faite de tout ce qui se passe autour du marché. En effet, ce marché représente beaucoup pour les femmes. Alors, je leur ai dit que je vais me rendre là où il le faut pour connaître les différents prix afin que chacun puisse payer ce qu’il doit payer car le gros problème, c’est le problème d’argent et de manque de confiance de la part des femmes du marché. Par ailleurs, je leur ai dit d’avoir confiance au président de la république SEM Alassane Ouattara car jamais il trompera personne. » a t-elle soulignée.

 

Stéphane Kouakou

 

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