BOUAKE / lancement de la deuxième phase du projet santé mentale et épilepsie dans la région de Gbêkê.

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Unite.ci : Ayant débuté en mai 2021, la première phase du projet santé mentale et épilepsie piloté par médecin sans frontières (SME) de l’Afrique de l’ouest et centrale (WACA) s’est achevée en mars 2022. Après son succès, la deuxième phase dudit projet a été lancé officiellement, le mercredi 27 juillet 2022 dans la salle de conférence de la direction régionale de la santé de Bouaké en présence de plusieurs acteurs du système de la santé notamment des représentants de l’organisation mondiale de la santé ainsi que des élus et cadres de la ville de Bouaké.

lancement de la deuxième phase du projet santé mentale et épilepsie dans la région de Gbêkê.

Le lancement de cette deuxième phase était une occasion de partage d’informations et d’expériences de la première phase afin de proposer des perspectives concrètes pour la seconde phase qui a débuté depuis Avril 2022 et s’achèvera en décembre 2022. Ainsi, Dr Zoupandji Daniel, coordinateur projet médecin sans frontières de l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale a expliqué dans quel contexte la formulation dudit projet était important :« Le constat est un peu préoccupant à cause de la crise qui sévit dans la région, et après une exploration faite conjointement avec les autorités locales ont s’est rendu compte qu’une franche de la population a été oublié à savoir ceux qui souffrent de maladie mentale et d’épilepsie. Ces personnes vivent dans des villages et sont parfois enchaînés dans les camps de prières et non pas accès aux soins et souffrent, alors c’était important que médecin sans frontières fasse quelque chose. En effet, il est important que la population puisse savoir que l’épilepsie n’est pas une maladie comme il le pense car il pense qu’il inguérissable or c’est une maladie comme tout autre et elle se guérit » a t-il souligné avant de se réjouir du bilan de la première phase tout indiquant les perspectives de la seconde:«Je dirais personnellement que le bilan est positif car je m’y attendais pas à un tel bilan tel que que la cohorte qui a était estimé était à 600 patients et aujourd’hui nous sommes à 1090 patients. Cela nous satisfait car si nous sommes sur un projet et qu’on a pas de résultats conquis, c’est a dire le nombre de patients n’est pas  conséquent c’est que nous n’avions rien fait. Si la première phase a abrité trois sites ( Béoumi, Botro Sakassou) et nous avons atteint 1000 patients alors pourquoi pas aller au delà de ces chiffres en travaillant sur plusieurs sites. Nous demandons à la population de nous identifier les malades afin que nous puissions faire leurs prises en charge qui est totalement gratuit » a t-il fait savoir.

 

Quant à, Sylvie Marlise NGah-Tossoupke, référent médical projet SME a indiqué que le taux de la maladie d’épilepsie dans la région s’évalue à 77% et l’une des causes serait les accouchements hors des centres de santé.

 

Stéphane Kouakou

 

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